C'est dans cette voiture qu'elles repeindront aux couleurs de leurs sponsors que Nathalie et Hélène prendront le départ du rallye./ Photo DDM.

C’est dans cette voiture qu’elles repeindront aux couleurs de leurs sponsors que Nathalie et Hélène prendront le départ du rallye./ Photo DDM.

Traverser le désert marocain pour un rallye-raid humanitaire : c’est le défi que se sont lancées Hélène Fabre et Nathalie Lechat. Cette dernière, professeure de saxophone à l’école de musique des Deux-Rives, nous explique la préparation du duo.

Elles vont partir pendant près de trois semaines pour une aventure extraordinaire et humanitaire. Nathalie Lechat et Hélène Fabre se sont inscrites au rallye Aïcha des gazelles 2019, exclusivement réservé aux femmes. Elles sont déjà en pleine préparation, un peu moins d’un an avant le grand départ qui se fera sur la promenade des Anglais, à Nice le 15 mars prochain. Elles embarqueront ensuite pour franchir la Méditerranée avant de traverser le Maroc du nord au sud. «C’est un chouette projet dans lequel nous nous sommes lancées avec Hélène. Il véhicule des valeurs qui nous tiennent à cœur : l’audace, le courage et l’esprit d’aventure. C’est aussi ce que nous voulons montrer en participant au rallye : quand on s’implique et que l’on se donne les moyens, on peut aller au bout de ses projets», débute Nathalie, professeure de saxophone à l’école de musique des Deux-Rives, basée à Valence d’Agen. Le but du rallye-raid est simple : effectuer 2500 kilomètres (en théorie) durant neuf jours au volant d’un 4×4, sans assistance électronique. «Cela veut dire seulement avec une carte et une boussole. Pas de GPS ni de téléphone portable !», continue-t-elle. En moyenne, les deux compères devront réaliser entre dix et douze heures de conduite quotidiennes. Et gérer tous les problèmes inhérents à une course de rallye-raid : panne mécanique, ensablage dans les dunes…
«Ça développe l’esprit d’entraide avec les autres équipes. Nous avons aussi une assistance mécanique, médicale et l’évacuation en hélico possible avec l’organisation. Mais ça entraîne des pénalités à chaque fois que nous les sollicitons», explique Nathalie. Chaque étape est délimitée par des bannières que doivent valider les équipages. Ces derniers empruntent le chemin qu’ils désirent, ce qui peut rallonger la distance théorique. Pour la course, l’équipe qui a parcouru le moins de kilomètres a gagné (pénalités comprises). L’enjeu n’est, pour autant, pas uniquement sportif.

Course à but humanitaire et écologique

C’est aussi et avant tout un challenge humanitaire. Les participantes embarquent du matériel médical. Elles sont également suivies par la caravane du rallye, de l’association Cœur de
gazelles. «Elle vient en aide aux populations locales en amenant une centaine de médecins qui va proposer environ 8000 consultations sur l’ensemble du parcours et dans tous les domaines : ophtalmologue, dentiste, vaccination… Elle amène aussi toute sorte de matériels comme des fauteuils roulants, mais aussi des jouets, des vêtements», énumère Nathalie Lechat. Le rallye est enfin écologique. «C’est le seul rallye à obtenir la norme ISO 14001, qui assure une certaine protection de l’environnement», explique Nathalie Lechat. D’ici le grand départ de Nice, les deux amies quadragénaires sont toujours en recherche de partenariat pour boucler leur budget initial à hauteur de 33 000 euros. Le compte à rebours avant le grand départ est désormais lancé.

Le chiffre : 33 000

euros> de budget. C’est la somme que Nathalie Lechat et Hélène Fabre ont estimée pour prendre en charge toute l’expédition. Les entreprises partenaires ont donné entre 300 et 5 000 euros jusqu’à aujourd’hui. «En échange, les logos de nos sponsors seront affichés sur notre voiture de course et de ville aussi pour ma part», termine Mme Lechat.

Florent Duprat – © La Dépêche du Midi